Expo L’ODYSSÉE DES REGRETS de TOMAS LACQUE
> Vernissage festif jeudi 22 janvier en présence de l’artiste de 18h à 23h – Entrée libre
DJ set + buvette
L’ODYSSÉE DES REGRETS de TOMAS LACQUE
Cette exposition propose un récit silencieux fait de déplacements contraints, de ruptures et de trajectoires fragmentées. « L’Odyssée » ne renvoie pas ici à une épopée héroïque, mais à une succession d’événements subis. « Regrets » suggèrent que la situation représentée n’est jamais une finalité désirée.
Tomas Lacque évoque ainsi les espoirs pétrifiés de ces vies qui basculent et pleurent d’hypothétiques meilleurs lendemains.
Au centre de l’espace se dresse Tabernacle, une sculpture monumentale et monochrome. Là où la sculpture classique érigeait des figures héroïques, religieuses ou politiques, Tomas Lacque élève au rang d’icône un abri précaire, semblable à ceux que l’on aperçoit dans les friches, ou les bidonvilles. Ces solutions d’infortune que l’on peut rencontrer dans les zones urbaines et périurbaines, sous un pont de voie rapide ou au détour d’un square.
Présentée à l’échelle 1, la scène confronte le spectateur de manière frontale et déplace au cœur de l’espace d’exposition ce qui est habituellement caché. Le Tabernacle renvoie historiquement à un espace sacré et mobile destiné à abriter le divin.
L’artiste détourne cette référence pour désigner un sanctuaire profane, fragile et mouvant. En figeant cet habitat éphémère, il le transforme en vestige, presque sacralisé.
L’intime, l’enfance, le confort et l’avenir sont autant de notions absentes de ces contextes de survie, où l’on improvise des solutions temporaires face à l’urgence. Cet espace privé, pourtant minimal, devient un lieu refuge où la frontière entre intérieur et extérieur, entre intime et public, s’efface.
Sans se poser en porte-parole, Tomas Lacque propose une allégorie de ces univers à la marge et s’attache à ce qui y demeure, à ce qui en témoigne. En érigeant cette scène en sculpture, il tente de révéler les angles morts de nos sociétés et interroge la capacité de l’art à parler de vérité.
Galerie Kaxu
35 rue Sainte-Catherine
Bayonne
