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Désensablement du lac d’Hossegor : les travaux reprennent

Suite à un arrêté du préfet faisant état de garanties supplémentaires, Pierre Froustey, président de la Communauté de Communes Macs et Xavier Gaudio, maire d’Hossegor ont annoncé vendredi lors d’une conférence de presse la reprise des travaux lundi 21 janvier.

L’ordonnance du 21 décembre 2018 rendue par le Tribunal administratif de Pau avait suspendu le chantier de désensablement du lac d’Hossegor en l’absence de “prescriptions nécessaires permettant d’assurer une utilisation des sédiments (…) au rechargement des plages, dans des conditions sanitaires réglementaires”. Un nouvel arrêté du préfet émis le 18 janvier vient d’y répondre.

” L’arrêté complémentaire pris par les services de l’État présente des garanties complémentaires sur ce point et autorise la reprise des travaux,” a annoncé Pierre Froustey. lors de la conférence de presse du 18 janvier. Outre les analyses d’août 2018 qui attestaient que la zone de sable dragué pour la plage du Santocha à Capbreton était en dessous du seuil N1 (seuils de qualité concernant les sédiments marins), de nouvelles analyses ont été réalisées lundi dernier. Si les résultats dans 15 jours attestent un dépassement du niveau N2 (analyse d’une quarantaine de composants dont les hydrocarbures), les premiers mètres cubes dragués seront évacués. Outre ces premiers 20 000 m3, d’autres analyses seront réalisées  sur des zones de 10 000 m3 et le sable ne sera déposé que s’il démontre une qualité inférieure à N2. Si ce n’est pas le cas, le sable restera dans la périmètre de pompage au lac.

Parmi les autres garanties, il est prévu de réaliser une analyse complémentaire bactériologique des eaux du lac d’Hossegor et de la plage de Capbreton. Mais également un suivi des huîtres du lac.

Xavier Gaudio a précisé que les prévisions concernant les premiers dépôts ont été confirmées : “Il n’y a pas eu de nuisances olfactives et la couleur noire a disparu au bout de quelques jours.” Le maire d’Hossegor a également rappelé qu’avec ce chantier “il n’est pas question de rétablir l’état d’origine du lac, seulement de rétablir le courant. Depuis 20 ans au moins 500 000 m3 de sable sont entrés dans le lac. Le dragage engagé ne concerne que 130 000 m3.”

Si les élus se réjouissent de la reprise des travaux, M. Froustey a reconnu que “cet arrêté pouvait également être attaqué.” Mais il espère que les éléments nouveaux de cet arrêté qui prévoit du curatif et du préventif sauront convaincre les associations de protections de l’environnement qui sont toujours invitées au Comité de suivi du chantier.

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